de Nadia Fares |
avec Nozha Khouadra, Amel Ledhili, Samia Mzali, Lara Chaouchi, Naji Najeh, Slim Larnaout, Jamel Sassi, etc.
Née d’une mère suisse et d’un père égyptien, Nadia Fares porte en elle deux cultures. Tourné en 1996, son premier long métrage révèle un bel esprit d’ouverture et un grand sens de l’empathie, deux qualités éminemment cinématographiques qui ne sont pas sans rapport avec l’«identité divisée» de la cinéaste… Espace fermé aux hommes étrangers à la famille et exclusivement réservé aux femmes, le harem au sens strict du terme paraît avoir disparu de la société musulmane actuelle. Miel et cendres montre pourtant que l’esprit patriarcal lié au harem perdure et continue à exercer sa domination sur les femmes. Dans son film, Fares retrace la rencontre fortuite de trois Maghrébines, certes d’âges et d’origines sociales différentes, mais qui sont toutes les trois victimes des formes modernes et subtiles que peut revêtir aujourd’hui l’«esprit du harem».
Suisse / Tunisie, 1996, couleur, 1h20; programme n°69