Hyènes

SENEGAL
Cannes 1992, En compétition
de Djibril Diop Mambéty
Hommage à Djibril Diop Mambéty (1944-1998)

A entendre Djibril Diop Mambéty, à l’origine de «Hyènes», il y a une histoire vraie, celle de Linguère Ramatou, une riche prostituée de Dakar, mais aussi le souvenir d’un visage, celui d’Ingrid Bergman dans le film de Bernhard Wicki «La Rancune» (1964), tiré de «La Visite de la vieille dame». Le cinéaste y retrouve, selon ses propres mots, «celui de Ramatou». Cette surimpression agit comme un déclic: Diop Mambéty décide de transposer au Sénégal la pièce de Dürrenmatt. Il en garde les grands thèmes – avant tout la justice, mais aussi le pouvoir de l’argent – en leur conférant une dimension «nord-sud» qui a le don de séduire Dürrenmatt, le jour où Diop Mambéty débarque à l’improviste au Pertuis-du-Sault pour lui demander les droits d’adaptation. La projection de «Hyènes» est précédée d’un extrait inédit d’un portrait du cinéaste en lien avec le film.
Sénégal, 1992, couleur, 1h53 ♦ Le Festival du Sud 2022, programme n°247

Dimanche 3 avril, 17h30, Cinéma REX, Neuchâtel (en présence d’invité·es, apéro offert)