Caméra-stylo, programme n°57 |
A l’occasion du 50ème anniversaire du Festival de Cannes, Passion Cinéma participe à la cinquième Fête du cinéma en proposant une sélection très subjective des Palmes d’Or qui ont marqué l’histoire du «plus grand festival du monde». Outre six Palmes d’or à voir ou à revoir, l’on pourra découvrir en avant-première les deux Palmes d’or ex-aequo décernées cette année!
Cette année, tout comme Locarno, le Festival International du Film de Cannes a fêté son 50ème anniversaire… l’occasion ou jamais pour Passion Cinéma de s’interroger sur la valeur et le sens de sa récompense suprême, la Palme d’Or — qui a pris en 1955 la succession du Grand Prix du Festival.
Soudain mis en lumière par la Palme, un film primé prend soudain valeur de symbole et, pour une année au moins, s’en va représenter le cinéma aux yeux du monde. A lire les 50 ans de palmarès écoulés, on peut parfois s’interroger sur la pertinence des choix du jury… Mais ce serait oublier que ces Palmes reflètent aussi le climat social et culturel d’une époque. Les Palmes attribuées par exemple à «Underground» de Emir Kusturica (1995), en pleine guerre en ex-Yougoslavie, ou aux «Meilleures intentions» de Bille August (1992), comme pour récompenser le scénario de Bergman, démontrent combien l’actualité ou l’émotion peuvent dicter le choix d’un jury et prendre le pas, parfois, sur des choix strictement cinématographiques.
Cela n’a heureusement pas toujours été le cas et, à travers ces multiples prix, on voit aussi apparaître un splendide résumé de l’Histoire du cinéma: «Othello» de Orson Welles (1952), «La Dolce Vita» de Federico Fellini (1960), «Viridiana» de Luis Buñuel (1961), «Le Guépard» de Luchino Visconti (1963), Les parapluies de Cherbourg de Jacques Demy (1964), Le Messager de Joseph Losey (1971), Taxi Driver de Martin Scorsese (1976), «All That Jazz» de Bob Fosse (1980), «Paris, Texas» de Wim Wenders (1984)… Et ainsi de suite jusqu’en 1997 où le jury du Cinquantième a procédé à un choix remarquable en attribuant la palme, ex-aequo, au «Goût de la cerise» de l’Iranien Abbas Kiarostami et à «Unagi» («L’Anguille») du Japonais Shohei Imamura. Deux chefs-d’œuvre que Passion Cinéma (avec Cinepel SA, le Centre de culture ABC et Plaza Cinéma SA) présente en avant-première et ce, avec six autres Palmes d’Or toutes plus mémorables les unes que les autres!
Vincent Adatte