Trois souvenirs de ma jeunesse

Cannes 2015, Quinzaine des réalisateurs |
de Arnaud Desplechin |
avec Quentin Dolmaire, Lou Roy Lecollinet, Mathieu Amalric, etc.

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    Personnage peu médiatique et guère connu sous nos latitudes, Arnaud Desplechin est pourtant l’un des cinéastes français parmi les plus passionnants du moment. Né en 1960, il appartient à cette génération d’auteurs qui ont eu à gérer un legs cinématographique complexe, suite à la déferlante de la Nouvelle Vague et au reflux amer de l’après Mai 68. Cinéphile acharné, Desplechin a su éluder la question en se mesurant à un héritage plus vaste, qui recouvre toute l’histoire du cinéma, pour se frayer son propre chemin. En onze films singuliers, le réalisateur de «Un Conte de Noël» est parvenu à ses fins.

    Dans cet esprit, «Trois souvenirs de ma jeunesse» constitue une sorte de point d’orgue, une «déchirante recherche du temps et des amours perdus»… Paul Dédalus va quitter le Tadjikistan où il était en poste pour les Affaires étrangères. Il se souvient d’Esther qui fut l’amour de sa vie. Dévidant le fil du temps, il revisite alors les moments-clefs où a battu son «cœur fanatique», dont le cinéaste, en styliste éprouvé de l’existence, tire matière à un grand film à la lucidité apaisante.

    France, 2015, couleur, 2h, programme n°197